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October 18, 2005

Le Tamiflu, l'un des deux seuls prétendus "remèdes" contre la grippe aviaire, ne "marche" pas! Des chercheurs vietnamiens et japonais viennent de démontrer qu'il ne servirait probablement à rien (

(Préambule qui n'a vraiment rien à voir: pour les 877.000 "visiteurs" du jour qui viennent pour la photo de cette sacrée coquine d'Anne Fulda, la mégastar du moment, c'est toujours ...)

Bird Flu

Même Le Monde, qui n'est pourtant pas un journal très futé, s'en doutait plus ou moins.
Dans un papier sobrement intitulé "L'efficacité du Tamiflu, médicament recommandé par l'OMS, n'est pas démontrée" (sic), le quotidien chiant et prétentieux écrit (extraits de ce papier publié dans son édition de ce soir, datée 18 octobre):

C'est la première fois, dans l'histoire de la pharmacologie et de la lutte contre les maladies infectieuses, que des pays constituent des stocks nationaux d'un médicament qui n'a pas véritablement démontré son efficacité contre une maladie virale contagieuse à venir; et une maladie dont on ne connaît pas encore précisément à quel agent pathogène elle pourrait être due.
Ce médicament est le Tamiflu, un antiviral de la multinationale suisse Roche, devenu célèbre, ces dernières semaines, au motif qu'il pourrait constituer une parade médicamenteuse efficace, à titre curatif ou préventif. Cette menace a fait que le Tamiflu, molécule initialement connue des virologues sous le nom d'oseltamivir, est depuis plus d'un an un "blockbuster" (un grand succès commercial) médicamenteux sans précédent.
Peut-on raisonnablement parier sur les vertus du Tamiflu? Les fabricants de vaccins sont-ils en mesure de répondre au plus vite à la menace de cette catastrophe que constituerait l'émergence d'une nouvelle pandémie grippale? Parce qu'ils sont désormais placés sous le feu de l'actualité épidémiologique internationale, les laboratoires pharmaceutiques et les producteurs de vaccins sont confrontés à des questions de santé publique d'ampleur planétaire.
Depuis des mois, ces questions à fort pouvoir anxiogène ont mobilisé les responsables sanitaires nationaux et internationaux. Mais elles commencent de plus en plus largement à entrer dans le domaine public. Outre l'intensification de la fabrication industrielle de masques individuels de protection ­ la France disposera bientôt d'un stock de 200 millions de ces masques ­, la lutte contre une prochaine pandémie repose sur deux axes essentiels: les médicaments antiviraux comme le Tamiflu d'abord, les vaccins ensuite.
Comment comprendre? Pour ce qui concerne le Tamiflu, de nombreuses questions n'ont toujours pas trouvé de véritables réponses. A commencer par celle concernant les raisons qui ont conduit l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à recommander à ses Etats membres la constitution en urgence de stocks nationaux de ce produit. Mais la situation vient de se modifier radicalement avec la publication dans la revue scientifique britannique Nature d'une étude montrant que le virus H5N1, responsable de l'actuelle épizootie, pouvait devenir résistant à cette molécule.
(...)
Cette observation faite chez une adolescente vietnamienne ayant été infectée par le virus H5N1 est d'autant plus inquiétante que cette jeune fille semble impliquée dans le premier cas documenté de transmission interhumaine de ce virus. Un scénario qui pourrait préfigurer l'émergence d'une pandémie tant redoutée des autorités sanitaires. Demain, comment lutter contre elle?
Découvert par la société californienne Gilead Sciences mais produit par la multinationale pharmaceutique suisse Roche, le Tamiflu n'est pas la seule parade médicamenteuse contre les infections grippales. Dans la même famille ­ celle des "inhibiteurs de la neuraminidase" ­ un autre traitement existe, le Relenza ou zanamivir, développé par une société australienne et commercialisé par la multinationale GlaxoSmithKline.
Au vu de ce premier cas de résistance, des experts estiment qu'il conviendrait de compléter les stocks nationaux de Tamiflu avec des stocks équivalents de Relenza. A dire vrai, l'émergence de phénomènes de résistance du virus H5N1 aux médicaments était redoutée des spécialistes. Interrogé sur ce qu'il pensait de la multiplication de stocks nationaux de Tamiflu (Le Monde du 7 septembre), le professeur Alain Goudeau, chef du service de bactériologie-virologie du CHU de Tours, mettait en garde contre l'illusion sécuritaire inhérente à la constitution, très coûteuse, de tels stocks.
Pour leur part, les responsables sanitaires français se sont régulièrement félicités, ces derniers mois, d'avoir constitué un stock approchant les 17 millions de traitements. Aucune précision n'a été donnée quant au coût de cette mesure. Il y a peu, une série d'autres analyses publiées dans la presse scientifique internationale a démontré avec quelle rapidité les virus de la grippe pouvaient trouver les solutions génétiques leur permettant de résister de manière durable et croissante aux rares antiviraux disponibles.
(...)
Yves Mamou et Jean-Yves Nau

Sur la base du même article (cité par Le Monde) publié dans la revue scientifique de référence britannique Nature -ça semble passionnant mais c'est pas à la portée de tout le monde- en voici un bref extrait:

An H5N1 influenza virus, A/Hanoi/30408/2005, was isolated on 27 February 2005 from a 14-year-old Vietnamese girl (patient 1) who had received a prophylactic dose (75 mg once a day) of oseltamivir from 24 to 27 February and was given a therapeutic dose (75 mg twice daily) for 7 days starting on 28 February. No virus was isolated from specimens after the administration of increased doses of oseltamivir. The patient recovered and was discharged from hospital on 14 March 2005.
Direct sequencing after amplification by polymerase chain reaction of the virus isolated from a specimen collected on 27 February indicated that some of the virus population had a histidine-to-tyrosine substitution at position 274 (represented as H274Y) in its neuraminidase protein, a mutation that confers resistance to oseltamivir3, 4, 5. We therefore tested the sensitivity of the virus to oseltamivir carboxylate6 (the active form of the drug) and found that the dose required for 50% inhibition of neuraminidase activity (IC50) in the isolate was 90 nM, which exceeds the IC50 for oseltamivir-sensitive viruses (0.1–10 nM)7. We then plaque-purified the virus.
(...)

... bref, sur la base de ça, la presse internationale semble désormais considérer que le Tamiflu n'est probablement pas un "vrai remède" contre la grippe aviaire...
Le virus tel qu'il finira bien par nous "attaquer" résistera sans doute à tous les "traitements".
C'est déjà ce qu'on écrivait (sinistres Cassandres!) dans le tout premier numéro du fouteur de merde (imprimé), en février 2004!

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Posted by dymaxion at October 18, 2005 07:47 AM

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